Tous les matins du monde sont sans retour.

Publié le par Owl

Titre :  Tout les matins du monde

Auteur : Pascal Quignard

Editeur : Folio

Première parution : 1991

Prix : 5.70 euros

Note :0000116865 000011686500001168650000116865

 

Ce livre fait partie des romans que, en tant que terminale L, nous devons lire pour le bac de Littérature. Après De Gaulle, qui fait souffrir tout le monde sans exceptions , c'est un bonheur de lire Quignard, ayant reçue le prix Goncourt en 2002.


 

Résumé :  Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l'ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse. Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu'à la barque. L'ombre de Madame de Saint-Colombe monta dans la barque blanche tandis qu'il en retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues.

Il murmura :

- Je ne sais comment dire : Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids.

 

 


 Mon avis :  Ce livre court et poétique est un plaisir de romantisme. L'histoire n'est pas extravagante, juste celle d'une famille de musicien, mais le style d'écriture est charmant et plein de délicatesse. Peu importe que l'auteur raconte les folies d'un vieil homme ou les amours de jeunes gens, son écriture reste légère et agréable, émouvante à la limite du musical. 

Mon seul regret va être que je trouve ce livre beaucoup trop court ! Emportée par la sensibilité de l'auteur, je me retrouve un peu sur ma fin lorsque je referme le livre. Mais c'est un immense plaisir que de lire de tel texte, aussi bouleversant et désarment. On me dirait que la poèsie du XXI° siècle se trouve dans les textes de Pascal Quignard que cela ne m'étonnerait même pas tellement celui-ci à un style imagé, touchant et déchirant

 

Lisez le car vous en ressortirez avec des papillons dans le ventre et des petites ailes dans le dos. 

 

 

A bientôt 

Owl 

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